En Polynésie, au plus près des baleines
L'expérience époustouflante de l'observation des baleines à bosse
Si l’on parle « expérience client », observer de près les baleines à bosses en Polynésie française est certainement l’une des plus époustouflantes qui soit, à classer sans hésiter par les amoureux de la nature au Top 3 des souvenirs de voyage… de toute une vie. Pour cocher ce rêve dans sa « to do list », deux conditions doivent être réunies. La première est de bien choisir sa saison.
De l’Antarctique aux eaux tropicales polynésiennes
Les baleines, et particulièrement les baleines à bosses, espèce la plus visible en Polynésie, quittent les eaux fraîches du Pacifique sud à partir de juillet pour venir se réchauffer, se reproduire et mettre bas jusqu’à mi novembre au large des îles Australes, de la Société, de Tuamotu, des Marquises et des Gambier. Grandes migratrices, ces baleines effectuent ce long voyage depuis l’Antarctique vers les zones tropicales durant l’hiver austral. Il faut dire qu’avec des eaux entre 22 et 27° C, la température est parfaite pour que les jeunes baleineaux puissent naître et commencer à se mouvoir dans des conditions confortables.
L'observation à l’intérieur des lagons
Autre raison : la présence des îles met à distance les grands prédateurs. Les baleines mères n’hésitent pas à se rapprocher des côtes voire même à rentrer à l’intérieur des lagons pour mieux se protéger, ce qui facilite leur observation. Preuve que cette migration remonte à la nuit des temps, les peuples polynésiens leur ont chacun donné un nom tahitien différent. La baleine à bosse s’appelle ainsi tohora à Tahiti, paraoa aux Tuamotu et pa’aoa aux Marquises. Un vocabulaire qui souligne la place spécifique qu’occupent ces mammifères géants dans l’imaginaire polynésien.
Caractéristiques de la baleine à bosse : plus de 30 tonnes à l’âge adulte
Mais à quoi ressemble précisément une baleine à bosse ? Durant ces 5 mois de présence, on pourra à loisir observer sa silhouette. À taille adulte, elle mesure en moyenne 15 mètres de long et peut peser plus de 30 tonnes ! Et la femelle est en général plus grande que le mâle. Un nouveau-né, lui, accuse déjà 1 à 2 tonnes sur la balance… La couleur de cette baleine va de gris foncé à bleu noir sur le dessus. Son dessous est partiellement blanc. La dénomination « à bosse » provient de la présence, sur son dos, d’une courte nageoire formant une protubérance de taille variable.
Où observer les baleines : Tahiti, Moorea et Bora Bora
La seconde condition pour observer ces baleines est de bien choisir son île et son prestataire. Présente dans les eaux de tous les archipels polynésiens, certains sites sont cependant plus favorables que d’autres à l’observation. Par chance, trois des îles parmi les plus touristiques de la destination, Tahiti, Moorea et Bora Bora sont particulièrement propices.
Voir les géants des mers bondir hors de l’eau
À Moorea, des spécialistes organisent des sorties en mer sur des embarcations à taille humaine. Certains emmènent également avec eux des spécialistes de la faune marine ou des biologistes, pour des explications scientifiques données aux clients. La sortie est l’occasion inespérée d’observer ces géants des mers bondir hors de l’eau, de frapper la surface avec leurs énormes nageoires et de contempler leur souffle s’élevant dans l’air. Le personnel de réception des hôtels-resorts sera le mieux à même de vous renseigner sur les meilleures options. En haute saison, réserver sa sortie à l’avance est quasi obligatoire s’il l’on veut être certain d’avoir de la place.
Nager avec les baleines et écouter leur chant
Des agences spécialisées proposent même aux clients de se mettre à l’eau avec masque, palmes et tuba pour nager à proximité des baleines. Une expérience inoubliable à condition de partir avec un prestataire dûment accrédité pour cela et de respecter strictement les consignes de sécurité, afin de ne pas déranger ces créatures – la réglementation en la matière est très rigoureuse. Avec un peu de chance, il sera possible d’observer un baleineau faire des pirouettes et même d’entendre le chant des baleines. Inutile de dire qu’il n’est pas rare de croiser aussi d’autres cétacés, tels des globicéphales, ou des dauphins à long bec, des raies mantas et des tortues marines.
L’escapade à Rurutu : l'un des meilleurs spots au monde
Ceux qui disposent de temps pourront envisager une extension-escapade aux Îles Australes, tout au sud de la Polynésie. L’Île de Rurutu, en particulier, est bien connue des amateurs de whale watching. C’est même l’un des meilleurs spots au monde ! Septembre et octobre sont les mois les plus favorables pour les voir longer les côtes – plusieurs points d’observation terrestres sont clairement identifiés - ou aller à leur rencontre en bateau.
Un immense sanctuaire marin pour la protection des espèces
La présence historique des baleines à bosses en Polynésie n’exclut pas la nécessité de devoir protéger leurs espaces de migration. La création par le territoire de réserves naturelles et de zones protégées permet de préserver les habitats marins. Ainsi la Polynésie abrite-t-elle depuis 2002 le plus grand sanctuaire océanique au monde consacré à la protection des mammifères marins. Il correspond à l’ensemble de la Zone Economique Exclusive (ZEE) de la Polynésie Française, c’est-à-dire l’ensemble du territoire marin sur laquelle la France dispose de l’exclusivité des ressources. Soit environ 5,4 millions de km² !
Le rôle des associations : Oceania et Mata Tohora
Le programme Vigie Sanctuaire, créé en partenariat avec les communautés locales, assure aussi l’éducation et la recherche sur la conservation des espèces de baleines. Enfin, des associations œuvrent également à la préservation des mammifères marins. Entre comptage des baleines, alertes de présence aux navires pour éviter les collisions et sensibilisation auprès des écoles, Oceania et Mata Tohora participent à entretenir ce miracle de la nature qu’est la migration annuelle des baleines à bosses dans le Fenua.
Dernière mise à jour : 09/01/2026
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